Décentralisation : la CFTC rencontre la ministre
Décentralisation : la CFTC rencontre la ministre de la Fonction publique
Les représentants CFTC de la fonction publique ont rencontré Marylise Lebranchu le 29 novembre au sujet de l'acte III de la décentralisation dans les collectivités territoriales.
Au cours de cet entretien, la ministre de la Fonction publique s'est engagée à ne pas poursuivre les transferts de personnels de l'État vers la fonction publique territoriale et a associé les représentants syndicaux aux futures conférences territoriales et Haut conseil des territoires.
Face aux représentants CFTC, Gilles Debiais, Jacques Vannet et Michel Moreau, Marylise Lebranchu s'est voulue rassurante. Alors que la CFTC regrettait de n'avoir pu disposer d'un document de travail, elle a pris le temps d'expliquer la démarche.
"Non, il n'y aura pas de nouvelles vagues de transferts de personnels. En revanche, nous poursuivrons l'achèvement de la carte intercommunale et la création de métropoles", indique-t-elle alors à la CFTC. Donc, s'il y a des mouvements de personnels, ce sera dans le cadre de l'achèvement de la carte intercommunale - avec le regroupement d'EPCI, et non du fait de la réduction des effectifs de l'État recasés dans les collectivités ou les hôpitaux.
Au titre des attentes, la CFTC a rappelé l'importance de faire progresser la carrière et les rémunérations des agents. Mais, a également insisté sur la mise en place d'un véritable volet social qui s'impose aux collectivités les plus modestes et l'intérêt d'une mutualisation.
La question de la représentativité syndicale a également été traitée. La CFTC rappelant que les nouvelles règles risquent de nuire à sa représentativité et à la pluralité syndicale. Faisant sien du slogan : "Quand tout le monde pense la même chose, c'est que personne ne pense plus rien !".
Marylise Lebranchu s'est seulement engagée à assurer une représentation des organisations syndicales au sein des conférences territoriales et du Haut conseil des territoires qui doivent être créés dans le cadre de cette nouvelle vague de décentralisation.
"Comment imaginer qu’une réforme puisse aboutir et rendre un meilleur service au public si elle se fait au détriment des agents chargés d’exécuter ce service ?", s'est également interrogée la CFTC.